Le désert estival réserve toujours son lot de blockbusters (souvent ratés) et les distributeurs n’hésitent plus à proposer des films qui sortent des sentiers battus, avec notamment du cinéma porteur indépendant. Petit tour d’horizon avec trois films très variés et nos recommandations adéquates (toujours) …
A VOIR SI ON A UN GOUT POUR L’AUSTRALIE: LES SAPHIRS
LES SAPHIRS est un film musical, bon déjà ça part pas forcément très bien. Mais pourtant, il se dégage un charme incroyable de cette histoire, adaptée de faits réels. Trois sœurs aborigènes, à la fin des années 60, forment un groupe en retrouvant leur cousine, enlevée par les autorités (un thème important dans le passé de l’Australie). En prise avec un racisme encore tenace (les aborigènes ont été considérés comme « faune et flore » dans le pays jusqu’en 1967), elles se battent pour exister, aidées par un manager qui va les prendre en mains. Direction : la guerre du Vietnam ! LES SAPHIRS nous entraînent dans un périple drôle, touchant, une période vue sous un prisme vraiment inédit. Alors oui il y a beaucoup de morceaux de musique soul, mais l’histoire est très équilibrée et les numéros musicaux mettent plus en valeur qu’ils n’éclipsent la présence délicieuse de ce quatuor pas comme les autres !
La grande Histoire par la petite histoire fonctionne. Et puis pour une fois qu’on nous montre les aborigènes sous un jour aussi talentueux (ils ne sont pas en train de se droguer ou de chasser les lamantins…), on aurait tort de bouder son plaisir !
A recommander pour passer un agréable moment et ressortir de la salle le sourire aux lèvres.
POURQUOI PAS SUR UN MALENTENDU (LE MALENTENDU PEUT ÊTRE : AVOIR UN ENFANT…): REBELLE
On a rien contre les gens qui font des enfants, hein, je le précise. Et justement, je pense que c’est mieux d’aller voir REBELLE quand on est une « môman » et qu’on est habitué à essuyer la morve du petit. REBELLE c’est un PIXAR certes. Mais à un moment, il faut dire les choses : les PIXAR ne sont pas pour TOUT LE MONDE. Autant DREAMWORKS a réussi à faire croire à des doubles lectures sur ses films, autant pour les PIXAR, c’est plus difficile ! Dans le cas de REBELLE, le film est « adorable », il sort des sentiers battus en nous présentant une petite rouquemoute frisée qui est une Simone de Beauvoir (pour ne pas dire une Isabelle Alonso…) avant l’heure. Mais la problématique du film réside dans un récit tellement linéaire et ennuyeux… Et bizarrement, autant l’univers celtique est propice à la magie, aux charmes et aux esprits dans les airs, là, la sauce ne prend pas… REBELLE est fade ! Et esthétiquement, ça n’a rien d’extraordinaire. Selon Dundee, spécialiste des films Disney (?), REBELLE recycle l’histoire de FRÈRE DES OURS (je comprends pas trop). Donc à mon humble avis, si vous n’êtes pas fan des dessins animés (mon cas) ou que vous n’avez pas d’enfants ou de neveux à emmener (mon cas), allez plutôt voir BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR. Et depuis que nous savons que Kirsten Stewart s’est tapée le réalisateur, une douce indulgence nous pousse à soutenir cette superbe actrice.
FRANCHEMENT PAS LA PEINE MÊME SI TU ES DÉPRESSIF: JUSQU’À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE
Un film un peu auteur, sorti en plein été par SND la filiale de M6, avec un casting vraiment bizarre : Steve Carell et Keira Knightley sur la fin du monde (MELANCHOLIA, someone ?)… ça poussait quand même à la curiosité ! Et ma foi, le film est curieux. Le pitch est simple : dans 3 semaines la terre va être détruite (roulement de tambours…). Et le titre en anglais, magnifique au demeurant, SEEKING A FRIEND FOR THE END OF THE WORLD, résume bien le périple qui attend nos deux protagonistes. Le problème du film est simple : aucun enjeu. On s’en tape tellement que la terre soit détruite ! Ce n’est pas triste, ni glauque, ni dramatique… Tout le monde a l’air de prendre les choses très sereinement (et donc le spectateur aussi). Heureusement qu’il y a un petit chien, (il joue très bien), qui nous donne des frissons parce qu’il ne faut pas compter sur les comédiens, amorphes ! Donc le film est visible par tous, et même si tu es désespéré, tu n’en sortiras pas plus déprimé, c’est toujours ça. Un tout petit film, aussitôt vu, aussitôt oublié.
REBELLE, JUSQU’À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE, LES SAPHIRS, actuellement en salles
Et en bonus, le petit conseil pour une séance de rattrapage:
THE DICTATOR: Bon on avait été un peu choqué par BRUNO… Mais THE DICTATOR a été le film qui m’a fait le plus marrer au mois de juin… Les avis sont partagés (Dundee a pas rigolé mais bon il se marre devant 21 JUMP STREET que j’ai vu bourré donc je n’en ai aucun souvenir, bref). Mais moi un film qui commence par « en hommage à Kim Jong-il », ça me fait mourir de rire. Le film est bien mené, sympa, sans prétention et pour une fois Sacha Baron Cohen n’est pas insupportable. Une bonne surprise!
Par Bobby
Et en cadeau, la photo de l’adorable petit toutou de JUSQU’À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE, non, ne me remerciez pas, c’est naturel.





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