Le mois de mai est propice aux sorties en tout genre: film cannois, blockbuster ou sorties vite fait bien fait… Petit tour d’horizon avec trois films très divers.
On peut se méfier d’un Jacques Audiard, qui propose toujours des films proches du chef d’œuvre, dixit la presse, mais sans jamais en être. C’est encore le cas avec DE ROUILLE ET D’OS. Oui, c’est un très beau film, c’est une belle histoire, c’est un beau casting, c’est bien filmé. Malheureusement, à aucun moment on est rattrapé par une vraie émotion. Le spectateur reste spectateur. Il faut reconnaître que Marion Cotillard est superbe, dans son jeu et dans sa grâce. Assise sur son fauteuil roulant, le cheveu gras, le regard perdu dans une baie vitrée, elle est tout simplement éblouissante. (Putain mais qu’on lui donne son prix d’interprétation sinon je ne réponds plus de rien). Le couple qu’elle forme avec Matthias Schoenaerts est réaliste, deux êtres meurtris par la vie qui se retrouvent et s’acceptent tels qu’ils sont.
DE ROUILLE ET D’OS est intéressant et virtuose, sans jamais atteindre la grandeur cinématographique qu’il promet. Mais il faut le voir. Non pas parce que c’est une leçon de vie (très peu crédible au demeurant, à aucun moment on ne peut croire que la vie est si facile avec un poids aussi lourd à porter). Car c’est un film baigné de lumière, intense et glacial à la fois.
A voir si on veut vivre une émotion cannoise en même temps que les festivaliers ou si on déteste les Marineland. Au choix.
POURQUOI PAS SUR UN MALENTENDU: DARK SHADOWS
Ah Tim Burton. On a connu du bon, allant de EDWARD à SLEEPY HOLLOW, à l’infâme (ALICE…). Là, on a du moyen de gamme. Le film est plaisant, coloré, drôle parfois. Avec un pitch sympathique et un casting de haute-volée. Mention spéciale à la somptueuse Eva Green, tout feu tout flamme face à un Johnny Depp sous xanax. Malheureusement, ça ne décolle jamais. Le film est beaucoup trop long, linéaire et se perd dans certaines digressions peu intéressantes. Il y avait vraiment matière mais le film manque un peu de noirceur, ce qui est assez con quand on s’appelle DARK SHADOWS.
A voir si on a envie de guimauve un samedi soir et de se replonger dans les années 70 (enfin une certaine idée des années 70…)
PS : Que quelqu’un dise enfin à Helena Bonham Carter d’arrêter de jouer dans les films de son mari, merci.
FRANCHEMENT PAS LA PEINE: AMERICAN PIE 4
Merci à Universal d’avoir rajouté le 4 après, histoire d’oublier les très mauvais direct-to-video sortis depuis le 3. Mais bon, le 4 est du même acabit. Certes, ça fait plaisir de revoir ces têtes qu’on a connu il y a dix ans. Cependant, ça fout le cafard. Putain, on a pris 10 piges quoi. Le temps est passé… Le film reste minuscule dans ce qu’il développe et apporte assez peu de scènes fortes. On a déjà tout vu donc cet humour est un peu dépassé. Le film n’est pas déplaisant mais il ne méritait bien évidemment pas une sortie en salles. On aurait pu l’appeler AMERICAN PIE 17 sans aucun souci.
A ne pas voir si on est dépressif et si on pense qu’il y aura que du sexy et du trash, c’est pas le cas malheureusement
DE ROUILLE ET D’OS, DARK SHADOWS, AMERICAN PIE 4, actuellement en salles
Par Bobby





Je n’ai pas vu le Audiard mais je suis sûr que l’orque joue mieux que Cotillard !
Posted by dundee | 20 mai 2012, 14 h 40 minc’est qui Cotillard ? une nouvelle espèce de moule ?
Posted by butcher | 26 mai 2012, 15 h 00 min