Sorti en DTV début juin, les Gnous se sont rués sur le dernier Survival de Xavier Gens, THE DIVIDE. Verdict !

BUTCHER: Personnellement, j’ai toujours plutôt aimé FRONTIERE(S), même si je le trouve un peu léger. C’est donc sur ce déterminisme incontrôlé que je me rue sur le dernier bébé de Xavier Gens. Là encore, le gâteau fait splash. A partir d’un postulat pas plus con qu’un autre et déjà souvent traité (des survivants d’un ravage nucléaire se retrouve enfermé), Gens tire un film boiteux. Un ventre mou. Le départ est prometteur (les premières minutes sont saisissantes) et la fin salvatrice (quel soulagement de voir les salauds s’en prendre pleine la gueule). Entre les deux, le vide, le néant. Des tentatives maladroites d’exploration psychologiques, des scènes parfois ultra glauques (Rosanna Arquette !!!!), des fulgurantes aussitôt sabordées (la sortie chez les scientifiques). Gens crie qu’il a fait avec The Divide un film « libre », débarrassé des diktats des producteurs… Dommage. Il est plus intéressant lorsqu’il est « bridé » justement.
Mr GUEUGNON: Bonne surprise que The Divide, surtout au vu de la filmo du réal qualitativement plutôt pauvre (Hitman, Frontière(s)…). Xavier Gens pousse les codes du glauque dans ses retranchements, nous gratifiant d’une photographie lugubre tirant sur le jaunâtre et le poussiéreux rappelant Hostel, d’images déformées de type « fisheye » reflétant la déshumanisation progressive des protagonistes et d’une ambiance malsaine accrue par des acteurs crédibles et bien cintrés comme il faut.
Ainsi, même si le scénar reste peu travaillé et pas très finaud (on est loin de la justesse d’un Blindness quant au comportement humain en situation de survie) et les persos très manichéens, Gens réussit là où il avait échoué avec Frontière(s): The Divide est un régal dans le genre Survival poisseux à souhait, sans concession et bien burné, un concentré brutal crasseux et accrocheur qui fleure bon la sueur, les tripes et les égouts, qui a sa place toute trouvée dans une soirée entre potes. Again !
DUNDEE: Je n’avais aucune attente sur The Divide après les très mauvais Frontiere(s) et Hitman. Du coup c’est vrai que le nouveau film de Xavien Gens relève un peu le niveau. L’ambiance est bien glauque et le parti pris fort et assumé. Seulement voilà rien de neuf dans The Divide avec une histoire d’enfermement qu’on a déjà vu, un casting un peu léger et finalement un film qui tourne à vide. Reste quelques scènes plutôt bien foutues comme l’intrusion de mecs en scaphandre au début du film, et une fin plutôt couillue.
DIRK: Bien mieux que les énormes daubes que Xavier Gens a pondues précédemment mais pas non plus très palpitant. Vers la moitié du film, on nous laisse croire que le film va prendre une autre direction mais… non. Dommage, il avait l’occasion de proposer quelque chose d’un peu original. Comme s’il s’était dit « oh merde, y’a une bonne idée dans mon film. Vite, bousillons là ! ». Ils me font marrer tous ces réals français qui tapent sur le système en réclamant de la diversité. « Halte à la censure !!!! ». Sans dec, faites UN bon film (un seul, pas trop vous demander ?) et on vous écoutera ! Ils sont déjà bien chanceux de pouvoir monter leurs films, franchement pourraves dans 90% des cas.
Bref, fin du hors sujet, sur The Divide on retiendra tout de même l’audace du réal d’être allé au bout de son sujet. A ça, pour être glauque, c’est glauque. Le meilleur film de Gens (je me marre en écrivant ça mais c’est vrai !!!).
XENA: Assez réticente à l’idée de regarder un énième survival urbain post apocalyptique, j’ai été plutôt agréablement surprise par The Divide.
Les pour : plutôt bien joué, une tension croissante et une ambiance oppressante réaliste qui font passer les 2h du film sans qu’on s’en aperçoive.
Les moins : quelques faiblesses de scénario (deux-trois invraisemblances, une fin abrupte sans réel dénouement), une absence d’émotion générée par l’indifférence qu’on ressent vis-à-vis des personnages – gênant pour un survival- fait qu’on reste réellement spectateur sans se sentir concerné.
En gros, c’est pas mal, mais dans le genre j’ai préféré l’excellent Blindness, que plusieurs scènes de The Divide évoquent sans en égaler la force.
THE DIVIDE de Xavier Gens, disponible en vidéo depuis le 1er juin 2012




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