MR GUEUGNON
Encore un asile ? ah mais là il n’est plus habité, juste hanté ok. Basé sur des ficelles très classiques voire convenues mais ô combien efficaces, le film jouit d’un casting sympathique, et regorge de situations tantôt drôles tantôt angoissantes. Dans Grave Encounters, la peur du noir que l’on croyait disparue depuis le début de l’adolescence revient en force, me rappelant que je suis encore un grand gamin par moments, effrayé par de longs couloirs sombres et exigus. Pour moi c’est le film de Gérardmer recommandé aux porteurs de pacemakers.
XENA
C’est vrai, le concept est essoré jusqu’à la moëlle : une équipe de journaliste, caméra au poing, sceptique à souhait, se retrouve face à des phénomènes inexpliquables et menaçants. On a droit à la totale : vision nocturne, couloirs interminables, cadre angoissant à souhait. Mais c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures recettes et finalement, on s’y laisse prendre. C’est un peu long, pas original pour deux sous, mais le film fait appel aux terreurs primales qui fonctionnent toujours à merveille.
BOBBY
Une bonne idée mais très banale! Le cauchemar vire au grand guignol. On sursaute deux fois mais impossible d’y croire…
DIRK
Si je l’avais vu il y a 5 ans, j’aurais trouvé ça top. Malheureusement, c’est le 15ème du genre, ras le bol de la caméra à l’épaule et des visions nocturnes. TROLL HUNTER apportait au moins une nouveauté avec ses sales bestioles du Nord, peu vues au ciné. Là c’est un copier-collé de REC et tous les autres. Bien fait mais zéro originalité.
MR GUEUGNON
Sur un thème maintes fois abordé mais au potentiel hautement jouissif (la télékinésie), Chronicle déroule une première partie parfaite dans le registre trippant – qui n’a jamais rêvé pouvoir déplacer des objets, ou voler par la pensée ?– présentant une bande de potes qui testent leur pouvoir dans des situations où l’humour est omniprésent. La seconde partie, nettement plus convenue, m’a un peu fait penser aux combats aériens de Matrix Revolutions, en moins abouti. Le bon divertissement bien fun de Gérardmer.
XENA
Une grosse déception. Passé le jingle de Fox, qu’on n’a pas l’occasion de voir souvent à Gérardmer, on se retrouve vite dans un épisode de série. A mi-chemin entre Au-delà du réel et le pilote de Misfits, le film n’a aucun intérêt.
BOBBY
Une bonne idée mais très banale!! C’est un gros épisode de Heroes mêlé à Numéro Quatre… Aucune surprise, un petit divertissement qui aurait mérité les honneurs d’un bon DTV.
DIRK
Ici encore, la réal façon »faux docu » m’a saoulé. Il est temps que cette mode cesse et qu’on se remette à faire des films.
Sinon j’échangerais bien BOBBY contre un peu de leurs pouvoir, quand même très cools.
MR GUEUGNON
La purge de Gérardmer. Alors ok on voit la (sublime) poitrine de la (sublime) Eva Green toutes les 5mn. Mais ça ne suffit pas à faire un bon film. La narration est déroutante, le film est lent, les situations grotesques et maladroites. Je n’ai toujours pas saisi les morales fumantes / odes à la paix du film : aimez-vous les uns les autres ? L’amour triomphera de la maladie ? Être en pleine santé nous détourne des fondamentaux de la vie ? La pollution est à l’origine des maladies ? (wéé un couplet écolo, ça faisait longtemps). Un film prétentieux qui gâche le talent de McGregor et Green que j’affectionne pourtant. Beurk !
XENA
La majorité est contre moi : j’ai ADORÉ ce film. Oui c’est lent, certes il ne s’y passe pas grand-chose, mais l’atmosphère et la poésie qui s’en dégagent m’ont totalement conquise. Comment peut-on jeter la pierre à Perfect Sense et encenser Tree of Life, ou Le Guerrier Silencieux ? Inutile d’y chercher une quelconque morale, d’essayer de le faire entrer au chausse-pied dans une mouvance actuelle, le film se suffit à lui-même. Vouloir lui faire porter un message qu’il n’a pas la prétention justement de délivrer est un aveu d’incompréhension. Pourquoi ne pas prendre le film pour ce qu’il est ? Un très beau conte poétique. Un point c’est tout.
BOBBY
Un film assez intéressant, un peu chiant, long et pas très abouti. Mais Eva Green est superbe, pleine de charme, sensuelle et l’histoire d’amour bien menée. Un film assez beau et déprimant à la fois.
DIRK
Chiant et prétentieux, avec une voix off insupportable genre « Naître. Aimer. Mourir. La vie prend son sens dans la force de l’éternel ». TA GUEULE.
MR GUEUGNON
La bonne pantalonnade fun et (un peu) trashouille du festival. Tout le film est basé sur un quiproquo basique : l’habit ne fait pas le moine, des rednecks édentés en salopette ne sont pas nécessairement des tueurs consanguins. Les scènes de tueries révèlent des ressorts comiques et du gag potache efficaces. Les acteurs y croient, et du coup moi aussi. Tucker & Dale ne se prend pas au sérieux, pour notre plus grand plaisir ; malgré une seconde partie plus molle, je me suis laissé embarquer dans cette farce avec bonheur.
XENA
Un film à prendre pour ce qu’il est : un bon gros délire débile sans prétention aucune. A l’instar d’un SHAWN OF THE DEAD ou à un autre niveau d’un DOGHOUSE, les gags absurdes font le job, on rit de bon cœur et l’oublie vite fait à la sortie.
BUTCHER
Ben c’est tripant à souhait ! D’abord c’est extrêmement bien mis en scène et la photo est de toute beauté. Le propos est vraiment fun (des étudiants aux préjugés un peu rapide vont croire que deux potes redneck s’amusent à les tuer un par un.. alors que tout n’est
qu’accident involontaire et hasard cruel) et exploité jusqu’au bout. Le réal a bien intégré les règles de la comédie slpastick et celles du
film gore. Ca donne un film vraiment drôle, bien pensé et réalisé, joué par des huluberlus complètement fait pour le rôle, c’est assez gore… Bref, TUCKER & DALE est au slasher rural ce que SHAWN OF THE DEAD était au zombie ! Une réussite dont on va beaucoup entendre parler !
DIRK
La grosse farce qui tâche. Pas très drôle, pas assez dégeu mais toujours marrant à voir en séance de 0h00 le samedi.








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